Trouver son chez-soi au Yukon : le témoignage de Kateryna
Kateryna Osypova
4/11/2026
Avant de commencer les démarches, quelle était votre plus grande inquiétude à l’idée d’immigrer au Canada ?
Ma plus grande peur était l’inconnu. Quitter son pays et recommencer sa vie est effrayant, surtout quand on ne sait pas comment les choses vont se passer. On laisse derrière soi ses amis, sa famille et ses habitudes, puis il faut tout reconstruire.
Je me demandais si je trouverais ma place, si je pourrais bâtir une carrière et nouer des amitiés. Et cette petite peur restait présente : si je construis une belle vie ici, mais que je ne peux finalement pas rester ?
Y a-t-il eu un moment où vous avez craint que votre résidence permanente soit refusée ?
Je n’ai pas vécu un moment précis où j’étais convaincue que cela n’aboutirait pas, mais l’incertitude était parfois difficile. L’immigration demande beaucoup d’attente : on peut tout faire correctement sans avoir beaucoup de contrôle sur la suite.
Pendant l’attente, je ne vivais plus ici simplement de façon temporaire. J’avais un travail que j’aimais, des proches, des amitiés, des projets et une vie à laquelle je m’attachais de plus en plus. L’idée de perdre tout cela était effrayante.
Recevoir ma résidence permanente était donc bien plus qu’un changement de statut : je savais que je pourrais continuer à construire la vie dont j’étais déjà tombée amoureuse.
Quel conseil donneriez-vous à une personne qui commence son parcours d’immigration ?
Ne mettez pas votre vie entre parenthèses en attendant la fin des démarches. Rencontrez des gens, faites-vous des amis, explorez, participez à la vie de votre communauté et profitez de l’endroit que vous avez choisi d’appeler votre chez-vous.
Prenez vos documents au sérieux, restez organisé, posez des questions et trouvez des personnes de confiance pour vous guider. Mais ne laissez pas l’immigration devenir le seul centre de votre vie.
Il y aura des jours stressants, des doutes et beaucoup d’attente, mais aussi du bonheur et des occasions de grandir. Un jour, vous réaliserez peut-être qu’entre les documents et l’incertitude, vous avez construit une belle nouvelle vie.
Qu’aimez-vous le plus au Yukon et qu’est-ce qui vous y fait sentir chez vous ?
J’adore le Yukon ! Les montagnes au réveil, les grands espaces, les longues journées d’été, les hivers enneigés et la proximité de la nature. Après le travail, on peut presque immédiatement partir à l’aventure.
Mais ce sont surtout les gens qui ont fait du Yukon mon chez-moi. C’est une petite communauté accueillante où les personnes prennent soin les unes des autres. J’ai eu la chance de rencontrer des gens merveilleux, de nouer des amitiés et de trouver un milieu de travail qui m’a offert de nombreuses possibilités d’évoluer.
Quand je suis arrivée, je ne savais pas quelle place cet endroit prendrait dans ma vie. Aujourd’hui, je ne peux plus imaginer ma vie sans le Yukon. On croit parfois commencer une aventure, et l’on finit par trouver un endroit où l’on se sent vraiment chez soi.